À propos de la béatification du Cardinal Newman
Cette semaine, lors de sa visite en Angleterre, la seconde d’un pape en Albion après celle de Jean-Paul II en 1982, Benoît XVI procèdera à la béatification du Cardinal John Henry Newman (1801–1890), prélude à sa sanctification, celle de Newman. On soupçonne un petit peu tout de même un coup médiatique pour attirer les anglicans. Après tout, ce genre de cérémonie n’est d’habitude pas célébrée par le Pape et ce ne serait pas le premier appel du pied aux anglicans. En outre, Newman ne se gênait pas pour critiquer la papauté. Sa conscience passait avant les ordres du Vatican.
Mais bon, c’est tout de même l’occasion de rappeler l’importance de Newman, figure intellectuelle anglicane emblématique du dix-neuvième siècle dont la « conversion » au Catholicisme en 1845 fit grand bruit. On sait que l’étude des Pères de l’Église joua un grand rôle dans sa « conversion ».
C’est sans doute pour coller à l’actualité que certains textes de Newman sont à nouveau publiés en français, mais aussi parce qu’ils en valent la peine, béatification ou pas. Les éditions Ad Solem sont pour beaucoup dans cette poussée éditoriale. Dans un sens, c’est heureux. Car certains textes de Newman sont d’un grand intérêt et demeurent des classiques. Pour ceux qui s’intéressent aux récits de conversion, on liera son Apologia pro vita sua. En ces temps où ci et là on débat de l’université, du lien entre foi et raison, de la place de la religion dans l'enseignement, on lira également avec intérêt son livre L’idée d’université.


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